MFIDF/ Ils ont filmé en Pathé-Baby

Au sein du réseau Mémoire filmique d’Ile-de-France, plusieurs structures conservent dans leurs fonds d’archives des films de famille tournés au format Pathé-Baby. Dès les années 20, des amateurs s’emparent de cette nouvelle caméra Pathé pour filmer leur vie quotidienne. Après-guerre, dans les clubs de cinéma amateurs, qui connaissent alors un vif succès, c’est le format le plus défendu. Le Pathé-Baby avait ses passionnés ! 

Mémoire filmique d’Ile-de-France vous propose de découvrir la pratique cinématographique amateur, née grâce à la caméra Pathé, à travers quatre portraits de cinéastes : Louis Estevez, Albert Méry Camus, Jean Dewolf et Edouard Maxant.

Louis Estevez s’empare dès 1924 d’une caméra Pathé et filme notamment un incroyable travelling dans les rues de Paris où s’entrecroisent voitures hippomobiles et motorisées. Il abandonnera ce format en 1935 pour le format semi-professionnel 16 mm.

Agriculteur en Seine-et-Marne, Albert Méry Camus était féru des nouveautés technologiques, il acquiert dès 1927  une moissonneuse-batteuse et une caméra Pathé avec laquelle il tourne plusieurs petites bobines de 1927 à 1935.

Photographe, Jean Dewolf tenait une boutique rue Monge à Paris, il s’initie rapidement au cinéma et tournera plus d’une quarantaine de films entre 1936 et 1949 dont deux films en 1944 lors de la libération de Paris. 

Né en 1923, la même année que la caméra Pathé, Edouard Maxant était un amateur passionné, qui est resté fidèle au 9.5mm toute sa vie. Il nous explique comment il réalisait ses montages, ses collures, ses bandes sons. Même si ce n’est plus avec une caméra Pathé, il tourne encore des films en 9.5mm dans les années 90 !

Ces films de familles sont des témoignages uniques de l’évolution de nos modes de vies, la transformation de nos villes.

“Filmer à Paris dans les années 20” – Portrait de Louis Estevez – Durée 7 min – Fonds Forum des Images 

“La ferme de Montchauvoir” – Portrait d’Albert Méry Camus – Durée 7 min – Fonds Cinéam

“Photographe Rue Monge” – Portrait de Jean Dewolf – Durée 7 min – Fonds Cinéam

“Un amateur éclairé” – Portrait d’Édouard Maxant – Durée 7 min – Fonds Cinéam